Un littoral du futur : le final de La Planète des Singes (1968)

Quel avenir pour les métropoles littorales face au réchauffement climatique ? La science-fiction et le cinéma ont parfois imagé avec beaucoup de puissance l’état des littoraux de demain… Un exemple avec la scène finale du film de Franklin J. Schaffner, La Planète des Singes, sorti en 1968.

Dans ce final très connu, les héros (joués par Charlton Heston et Linda Harrison)  découvrent que la plage sauvage sur laquelle ils se trouvent n’est autre que l’ancienne côte nord-est américaine : à moitié enfouie dans le sable, la Statue de la Liberté est le seul vestige de la ville de New-York, disparue depuis longtemps. La Planète des Singes sur laquelle les astronautes avaient débarqué n’est autre que la Planète Terre.

Cette scène a été tournée en Californie, sur la plage de Zuma Beach à Malibu.

Voici comment le blog L’Oeil sur l’Ecran présente le film :

Parti en 1972, un vaisseau spatial emporte ses quatre membres d’équipage à une vitesse proche de celle de la lumière. Au terme d’un voyage de 18 mois, équivalent à 2000 années terrestres (selon la théorie de la relativité restreinte), ils atterrissent en catastrophe sur une mystérieuse planète, au cœur d’une région désertique. Ils vont découvrir que ce monde est peuplé d’hommes primitifs dominés par une race de singes très évolués… Adapté du roman de Pierre Boulle, La Planète des singesest l’un des films de science-fiction les plus célèbres. Il est hélas souvent réduit à sa dernière scène, un puissant twist final qui donne un sens différent à tout ce qui le précède, mais le film est en réalité bien plus riche.

Procédant par inversion des situations, La Planète des singes est une inépuisable source de réflexions philosophiques. Il aborde un nombre impressionnant de thèmes différents : le racisme, la place de la science, le rôle de la religion, la nature de l’homme, les chasses aux sorcières, la vivisection et il nous alerte sur les dangers de la prolifération des armes (nous sommes alors en pleine Guerre froide). Les studios ne croyaient guère dans le projet et le budget fut donc limité, réduisant la ville des singes à un petit village (inspiré de Gaudí). L’utilisation habile de décors naturels et les maquillages élaborés donnent beaucoup de force au film. Son impact visuel est puissant. Le succès fut important ce qui poussa Hollywood à faire de multiples suites, pas toujours avec bonheur…