Le Canada, un paradis fiscal ?

L’expression « paradis fiscal » est trompeuse, explique le chercheur canadien Alain Deneault. Le Canada fait partie des Etats qui ont mis en place des législations de complaisance visant à attirer les capitaux. La bourse de Toronto est ainsi devenue la plaque tournante de l’industrie minière. Avec des conséquences éthiques graves, explique cet universitaire.

A écouter sur Radio-Canada, une interview d’Alain Deneault à l’occasion de la sortie de son livre, Paradis sous terre, comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière, coécrit avec William Sacher.

Et une autre présentation des thèses de ce livre par ses auteurs à écouter ici :

« On imagine les paradis fiscaux comme des lieux d’évasion, de fuite, d’exode, d’où le mot offshore qu’on utilise pour les désigner. On voit ceux qui en profitent un peu comme des pirates qui iraient planquer leur trésor sur une île. On en parle comme d’une économie parallèle, marginale. Mais les paradis fiscaux sont beaucoup plus que cela, affirme Alain Deneault dans son livre, Offshore. Paradis fiscaux et souveraineté criminelle. «Ce sont des lieux où s’organise un pouvoir qui, grâce au secret bancaire, échappe complètement aux États.»

Photo : La façade de la bourse de Toronto en août 2014.